Fr : version française / En: english version

Musée historique de l'environnement urbain

Bébert et l'omnibus

Yves Robert

1963
1 h 40 min
© Gaumont

Cette œuvre est exposée dans Le feu

L'œuvre

Réalisé en 1963 dans la foulée du succès de « la guerre des boutons » (10 millions d'entrées !) et fondé à nouveau sur la fraîcheur de « petit Gibus » (alias Martin Lartigue, aujourd'hui artiste-peintre) dans le rôle titre, « Bébert et l'omnibus » réunit une pléiade d'acteurs : Pierre Mondy, Jean Richard, Jean Lefebvre, Michel Serrault, Yves Robert, Christian Marin, Pierre Tornade et le tout jeune Jacques Higelin. Le film, tiré d'un roman du scénariste François Boyer, raconte les pérégrinations de Bébert, oublié par son grand frère Tiennot (J. Higelin) dans un train de banlieue. Il s'ensuit une nuit délirante pendant laquelle Bébert est sous la garde d'employés de la SNCF débonnaires, alors que son frère et son père (Jean Richard) le cherchent, chacun de leur côté. Si ce n'est pas un chef d'œuvre, le film est néanmoins drôle et attachant, principalement en raison de la prestation de petit Gibus ainsi que celle de Jacques Higelin qui campe un personnage d'adolescent dragueur très yéyé.

L'auteur

Né en 1920 à Saumur, Yves Robert, acteur, scénariste, réalisateur, producteur a d'abord commencé sa vie active comme typographe. Sa carrière d'acteur commence en 1948 et il passe très vite à la réalisation. Son premier grand succès est une adaptation du roman de Louis Pergaud « la guerre des boutons », film sur lequel il est scénariste, réalisateur et producteur et totalise près de 10 millions de spectateurs. Travailleur infatigable, il apparaît dans près de 60 films, en signe plus de 20, fait des apparitions au théâtre comme acteur et comme metteur en scène. Spécialisé dans la comédie, il signe nombre de gros succès au box office tels « Alexandre le bienheureux », « le grand blond avec une chaussure noire » et sa suite, « un éléphant ça trompe énormément » et sa suite, « la gloire de mon père » et sa suite... et produit plusieurs des films de Pierre Richard. Pour autant il sait aussi changer de registre comme dans le film de Claude Sautet « un mauvais fils ». Il meurt à Paris en 2002 et l'on peut lire sur sa tombe du cimetière du Montparnasse : « Yves Robert, un homme de joie ».